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Enjeux

Au Moyen-âge, était étranger celui qui habitait dans le village d’à côté. Les gens pour se protéger vivaient dans des villes fortifiées entourées de lourdes murailles et de donjons. Les choses ont bien changé depuis. Le monde entier nous est accessible, visible au travers des médias. Ces moyens techniques nous ont permis de multiplier les échanges, de créer des liens, d’ouvrir le pont-levis de nos châteaux forts pour aller à la découverte d’autres…De nombreuses migrations nous ont obligés à vivre dans la présence des autres.

Mais que signifie ce concept du « vivre ensemble »? Si j’habite un immeuble de cinq étages et que je côtoie quatre autres locataires, cela signifie-t-il que nous vivons ensemble? Pour certains, fermer la porte de son appartement s’apparente à s’enfermer dans son château fort ! D’autant plus si les voisins sont d’autres
origines, d’autres couleurs, d’autres cultures !

Vivre ensemble, chacun cloîtré dans sa casemate ne représente pas un réel progrès dans les liens que je tisse avec l’autre ! L’Europe rassemble près de 500 millions d’Européens, de différentes nationalités formant un grand ensemble.
Or, avons-nous le sentiment de faire partie d’un tout ou d’une partie de cet ensemble? Vivons-nous ensemble? Quels liens unissent les Belges, les Espagnols, les Portugais par exemple? Quels contacts avons-nous avec les membres de cette communauté d’une autre nationalité (si ce n’est des contacts de vacances)?
Quel est ce « nous » que nous évoquons quand nous parlons des Européens? Eux, les Espagnols, eux, les Portugais, Nous tous les Européens? Très souvent, nous mettons en évidence, non pas ce qui nous rassemble, mais bien ce qui nous différencie !
Trop souvent, on accuse l’autre d’être différent…de là à le rejeter, voire le supprimer, il n’y a qu’un pas ! Or, je suis moi à cause des autres, grâce aux autres. Je ne puis me forger une identité sans les autres, sans cette altérité bénéfique ! Mais pour passer du « Moi », du « Eux » à « Nous », un travail est nécessaire. Celui-ci commence par l’idée que « Nous est un cadeau des Autres » comme le disait François Housset et qu’à l’aide des Autres, grâce à Eux, il est possible de construire un monde meilleur !

Compétence développée : Formuler des hypothèses

Comprendre l’histoire peut s’avérer difficile mais il est possible de s’y atteler en formulant des hypothèses. Les hypothèses ne peuvent prétendre au statut de vérités même si probables, car étayées par une certaine cohérence, elles sont souvent déjà plus qu’une simple supposition. Elles sont plutôt des possibilités à soumettre au processus de recherche pour vérification. Elles doivent être examinées rationnellement et sans préjugé (il convient de ne pas les rejeter d’emblée même si elles déconcertent).

Les exemples et contre-exemples peuvent contribuer à cet examen. Tandis que les premiers renforcent les hypothèses, les seconds ont pour conséquence de les fragiliser, voire de les discréditer.

L’enseignant peut inciter la production d’hypothèses par ce type de questions : comment pourrions-nous comprendre ce problème?
Comment expliquez-vous ce phénomène, ce fait, cette idée?
Pour inviter les élèves à formuler des exemples et contre-exemples permettant de tester la validité des hypothèses, ces questions peuvent être utiles :

Exemples :

  • As-tu un exemple permettant de confirmer ce que tu dis?
  • Peux-tu trouver une situation où ce que tu dis se vérifie?
  • Cet exemple permet-il de valider cette idée/hypothèse?
  • Faut-il rechercher d’autres exemples pour appuyer ce qu’on a dit?
  • Que devons-nous penser d’une idée si nous n’arrivons pas à trouver des exemples pour la valider?

Contre-exemples :

  • Peux-tu trouver une situation où ce que tu dis est faux?
  • Y a-t-il des exemples permettant d’invalider cette idée?
  • Quel est l’effet de ce contre-exemple sur notre hypothèse de départ?
  • Invalide-t-il nécessairement notre idée?