Enjeux

Définir une valeur relève bien souvent d’un jugement subjectif. Certains objets ont une valeur artistique ou esthétique parce qu’ils procurent des émotions. La nature a de la valeur, car elle nous émerveille, les connaissances aussi parce qu’elles nous permettent de comprendre le monde dans lequel nous vivons. Les croyants accordent de la valeur à certaines choses, actions ou personnes qu’ils considèrent comme « sacrées » ou « saintes ».

Dans nos sociétés sévit actuellement ce qu’on appelle « la loi du marché ». Cette doctrine est basée sur l’idée que tout bien a une valeur qui peut être mesurée en argent. Une tonne de blé, une heure de plaisir, un cœur de rechange, peuvent être tarifés. Chacun peut les acheter à condition de posséder l’argent pour les acquérir. Cet argent est donc devenu le bien suprême puisqu’il permet de tout obtenir. Certains individus, entreprises ou états n’ont comme objectif que d’en gagner toujours plus.
Cette loi du marché s’accompagne d’une autre loi, celle de la sélection naturelle. Ce sont les plus forts qui gagnent, les autres étant éliminés, exclus. Les gagnants se donnent de surcroît le droit de détruire les richesses non renouvelables de la planète qui sont le bien de tous.

Et dans le contexte européen, quelles sont les valeurs privilégiées? Pour tenter de répondre à cette question, peut-être est-il intéressant de se pencher sur le quotidien des enfants.
Qu’est-ce qui dans leur vie est important et par rapport à quoi?
Qu’est-ce qui a de la valeur ou pas et pourquoi?

Toutes les propositions seront écrites au tableau. Ces suggestions seront ensuite évaluées à un niveau universel.
Par exemple, si l’argent a de la valeur pour moi, qu’en est-il pour tout le monde?
Quels sont ceux qui considèrent que l’argent n’a pas de valeur et pourquoi?
Que se passe-t-il quand tout le monde n’a pas les mêmes valeurs?
Comment fait-on pour vivre ensemble quand on n’a pas les mêmes valeurs?

Compétence développée : Généraliser

Comment définir ce qu’est une valeur au-delà de tous ses usages et applications possibles?
La généralisation apparaît ici comme un procédé utile. Elle permet de considérer un ensemble d’éléments sans avoir à tenir compte de tous les détails qui caractérisent chacun de ces mêmes éléments. Il s’agit de se dégager du particulier, du vécu personnel pour tendre vers une compréhension plus abstraite.
Attention toutefois à ce que cette généralisation ne soit pas abusive. À force d’abstraire les détails, on pourrait en effet en oublier les spécificités au risque d’une simplification conduisant au stéréotype.