Atelier 5 : Les frontières, les limites

Les frontières et les limites : Bouillon de cultures

Aborder l’Europe implique forcément d’évoquer « les frontières ». Afin d’universaliser le thème, on commencera par le thème des « limites » qui offre plus de pistes d’exploitations philosophiques.

Le mot « limite » englobe en effet plusieurs définitions. Il peut signifier la frontière entre deux choses, auquel cas le mot ligne pourrait en être le synonyme ; le début et le terme d’une période, ce qui supposerait que la limite est une fin, et enfin, le point où s’arrête l’action de quelqu’un ou de quelque chose. Réfléchir à propos de la limite ou des limites peut aussi se faire à partir de soi et/ou du contexte.

Barrière, bord, borne, bout, cadre, confins, contour, démarcation, fin, frontière, ligne, orée, obstacle, périmètre, plafond, seuil, surface, terme… En quoi ces mots (tous synonymes de limite) se ressemblent-ils et qu’est-ce qui les différencie ? Toute limite est-elle une frontière, toute frontière est- elle une limite ?

Limites réelles, visibles : notion de surface (celle du terrain de football, celle du corps), de frontières géographiques (barrière, haie, mur, fenêtre, horizon), d’espace (occupé par le corps, de jeux), de périmètre.
Limites sociales définies clairement ou pas : interdictions, obligations (règlements, lois, chartes), notion de propriété, permission. Limites personnelles : capacités physiques, intellectuelles, notion d’intimité et de respect dans le rapport à l’autre.

Comment peut-on dès lors représenter les limites ? Comment une limite peut-elle se matérialiser ? Qui les fixe, qui décide de les franchir, qui les frôle, qui les repousse et pourquoi ?